Le temps long de l’urbanisme

21/01/2021

© Ville de Tours - V. Liorit

 

À d’inconvenants désirs de grandeurs, le maire de Tours et son équipe proposent de fabriquer autrement la ville, à l’échelle du piéton, désireux d’y mieux respirer et d’y mieux vivre, dans l’intérêt général.

 

C’était il y a 20 ans : l’écologue Philippe Clergeau, professeur au Muséum national d’histoire naturelle (lire notre entretien avec Philippe Clergeau), évoquait, face à ses étudiants en Master Urbanisme de Rennes, « l’urbanisation des rives inondables du Cher par le maire Jean Royer et son imprudence à bétonner des zones humides au moment où d’autres édiles, dans les années 60, avaient compris que ce mépris du non-humain, au prétexte de résoudre le mal-logement, serait préjudiciable à l’avenir ».

Encore aujourd’hui, des partisans d’un urbanisme conquérant et ostentatoire se manifestent. Entre obsession de grandeur et désir de « rayonner », les mêmes sont prompts à moquer quiconque accorde une importance égale au bâti qu’au non-bâti, fustigeant aussitôt « une politique du petit ». Pour autant, précise l’éminent professeur, « certaines métropoles discutent actuellement, et très concrètement, de leur organisation de l’espace avec les limitations aux étalements urbains ou aux densifications urbaines ». Dès lors, « le concept de "ville archipel" apparaît comme le modèle à développer ». C’est une ville qui n’aurait plus un seul centre et une banlieue, mais des bourgs reliés par des circulations douces, en circuits courts (travail, logement, commerces, etc.) et respectueux, dans leurs transformations, de l’identité et de l’histoire des lieux.

Faire preuve d’urbanité

 

Ce que les Tourangelles et les Tourangeaux ont exprimé dans les urnes, c’est ce même désir de « fabriquer autrement la ville », une ville à leur échelle. Permettre d’y respirer mieux, débarrassé de ce qui pollue l’air comme en paroles une assemblée, c’est faire preuve, par le plus court chemin, d’une élémentaire élégance dont la Touraine ne manque pas. Tout dans ses paysages invite à les conserver et à mieux réfléchir, « pas à pas ».

 

Avant d’agir, c’est être cartésien que de cogiter, quartier par quartier, avec celles et ceux qui vivent là, qui ont compris, eux, que de cet « urbanisme du quotidien », désireux d’amplifier la nature en ville, dépendait l’avenir de nos enfants, pour ne pas dire des « tout-petits », sauf à risquer de froisser les mêmes qui verraient là un manque d’ambition.

Culture(s) essentielle(s)

 

À l’humour boulevardier peut-on préférer le théâtre de l’écrivain irlandais Samuel Beckett, prix Nobel de littérature, pour qui « se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes avec le temps ». L’homme, toujours « à l’affût d’un ailleurs », aimait les arbres, les choyait dans son jardin, comme ce cèdre, « qui commencera à ressembler à quelque chose cinquante ans après ma mort », ou comme ce saule qui occupe une place centrale dans En attendant Godot, sa pièce la plus connue. Au premier acte, celui-ci est dépourvu de feuilles. Dans le second, quelques-unes ont poussé et déjà leur apparition porte plus d’espérances et de vérité que le couple de nigauds, qui attend Godot, qui ne viendra jamais et parlent pour ne rien dire.

 

Force est aux « petits » symboles (et dans les pages suivantes aussi) : en 1926, ce même Beckett, dans la jeunesse de ses 20 ans, avait choisi la Touraine pour son premier pèlerinage artistique en France et planifia à vélo son passage par Tours sur les traces de Balzac. Est-ce peut-être ainsi, au rythme du promeneur, que les grands esprits, d’hier et d’aujourd’hui, finissent par se rencontrer et qu’une ville, mieux inspirée, en sort grandie.

© Ville de Tours - V. Liorit

 

Question de principes et de durée

 

La ville du xxie siècle devra affronter des crises majeures. L’urbanisme, à Tours, doit s’y préparer quartier par quartier.

En signant en 2015 l’accord de Paris sur le climat, la France s’est engagée à diviser par six ses émissions de CO2d’ici 2050. Si collectivement, rien n’est fait d’ici là, Tours aura le climat de Casablanca, avec des pics de chaleur oscillant entre 52° et 54°. L’urgence est environnementale, elle est sociale, et la peur de sombres lendemains étreint, paralyse. Le mouvement des « gilets jaunes » d’abord, la pandémie ensuite, ont rendu manifestes les inégalités spatiales.

 

Que l’on vive dans le périurbain, en proie à la dépendance automobile, ou confiné intra-muros, sans pouvoir se mettre au vert, c’est un sentiment commun d’étouffement qui domine. L’urbanisme – la manière dont la ville se fabrique, s’organise, structure son paysage, génère sa propre poésie dans ses cheminements – est aussi, pour le maire, « la clé pour limiter la dégradation de nos conditions d’existence et ouvrir sur des horizons plus aimables, plus optimistes qu’à présent ».

 

À ses côtés, Cathy Savourey, en est convaincue : « si l’on pense la ville pour les plus fragiles, on la pensera bien pour tout le monde ». L’adjointe au maire chargée de l’urbanisme en convient : « Il serait plus facile d’annoncer des "grands projets qui claquent". Et puis quoi ? Vous en réalisez un, au mieux deux, sur le mandat, mais s’ils ne répondent pas, de surcroît, aux besoins présents et des générations suivantes, c’est vain. Il faut penser au-delà du temps politique. C’est une question d’éthique ».

 

Pour la nouvelle équipe municipale, la question de la pérennité se pose pour chaque action modifiant l’urbanisme. Elle sait ce dont elle ne veut plus et ce dont elle a hérité : une ville à l’obsolescence programmée, régie par une politique du « tape-à-l’œil ». Exemple éclairant : la création d’un « parcours lumière » aura coûté 4 millions d’euros à la collectivité, ceci pour s’offrir la possibilité de transformer des façades historiques, en elles-mêmes captivantes, en écrans géants et gagner, occasionnellement, des touristes supplémentaires. La place Plumereau, pour bouquet final dudit parcours, eut ainsi droit à la « plantation » d’un poteau de projection (4 200 € HT), disgracieux, plutôt que d’un arbre (3 000 € TTC) sous lequel des musiciens de chair et d’os auraient pu encore jouer dans 20 ans, et à l’ombre...

Avenue Maginot © Ville de Tours - V. Liorit

Une fabrique de la ville désordonnée

 

Constat sans appel : le Plan local d’urbanisme (PLU) actuel ne prend pas suffisamment en compte les enjeux climatiques. Il est aussi trop permissif dans certains quartiers, générant une densification étouffante pour nombre d’habitants.

« Les permis accordés sont conformes au PLU, mais celui-ci n’oblige en rien l’emploi de matériaux biosourcés (constructions bois/paille par exemple), explique Cathy Savourey. De même, une zone d’activité devenue "zone mixte" permet l’aménagement de logements, mais un promoteur qui n’y mettrait que de l’habitat et plus du tout d’activités est autorisé à le faire, il demeure aussi libre de ses choix architecturaux ».

 

Les limites de l’actuel PLU ne manquent pas. Ainsi, il exige de réserver 15 % de terres perméables (nécessaires à la biodiversité) sur chaque opération immobilière. « C’est marginal, s’attriste Bertrand Rouzier, conseiller municipal délégué à l’urbanisme. De même, ajoute-t-il, des propriétaires découpant leurs terrains en lots à vendre pour de la construction, éteignent peu à peu des lots de fraicheur. Créer des ilots de fraîcheur est nécessaire, mais il faudrait déjà pouvoir préserver ces petites poches vertes qui donnent au paysage urbain ses respirations ». Le réapprovisionnement alimentaire, comme la sanctuarisation de certains espaces naturels, ne sont en rien des « petits sujets » pour une grande ville. Certes, « il n’y a pas énormément de possibilités sur Tours, mais il existe des surfaces possiblement nourricières, entre 3 000 et 5 000 m2, où pouvoir installer des maraîchers ou de nouveaux jardins familiaux ».

Une inertie très dommageable

 

« Le temps de l’urbanisme est un temps long, générateur d’inertie, il oblige à devoir assumer, aux yeux du grand public, des projets d’hier contradictoires avec le discours politique d’aujourd’hui », souligne Jérôme Baratier, directeur de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération de Tours. Dans notre jargon, on appelle cela des "coups partis" sur lesquels il est pratiquement impossible de revenir ». Si Rome ne s’est pas faite en un jour, Tours, appelé Caesarodonum, la colline de César, il y a 2 000 ans, ne s’est pas faite et ne se défera pas en un claquement de doigts jupitérien. Pour une opération immobilière à enjeux modérés (un immeuble de 50 logements, par exemple), il se passe six mois d’échanges en atelier des avant-projets, six mois d’instruction du permis de construire, trois mois de purge des délais de recours, six mois de commercialisation pour atteindre les 50 % de ventes qui permettent au promoteur de démarrer son chantier, vingt mois de chantier avant la livraison de l’immeuble : « il s’est donc passé trois ans et demi entre les premiers échanges entre la Ville et le promoteur, et l’emménagement des habitants, résume le directeur du service des grands projets urbains de la Ville, Benoît Turquois, et pourtant nous sommes ici dans un schéma presque idéal qui ne se produit que très rarement : pas de rétrocession d’espaces publics, pas de recours contre le permis, ni ralentissement de la commercialisation, et pas d’aléas majeurs de chantier. Bien souvent, le délai s’approche plus des cinq ans ».

 

Ainsi, « les Tourangeaux ne verront pas avant trois ans les réalisations que nous initierons, prévient Cathy Savourey, mais la construction, plus ou moins contestable, de 1 800 logements qui ne sont pas de notre fait. Il nous faudra les assumer ».

La ville de demain envisagée à l'échelle du piéton © N. Boulot

Tours nord, champ de tir

 

Ces « coups partis » sont parfois autant de « balles perdues » à déplorer, surtout quand vos prédécesseurs ont tiré dans tous les sens, vous laissent comptables des blessures provoquées et vous critiquent pour le temps passé à « repanser » les plaies et à ne pas agir comme eux... Tours nord ressemble, en cela, à un véritable champ de tir. Une nouvelle stratégie urbaine s’impose certes, mais une meilleure communication aussi, et particulièrement sur ce grand quartier au développement rapide et désordonné (40 000 habitants, presque 1/3 de la population de Tours). Bertrand Renaud et Thierry Lecomte, adjoints de quartier de Tours nord, insistent sur ce point, témoignant de « l’angoisse de certains ménages, âgés ou jeunes, qui s’interrogent sur ce qu’il va leur arriver ». Du travail de médiation et d’information sur ce secteur, Antoine Martin, adjoint au maire chargé de la transparence et à l’amélioration de l’action publique n’en manquera pas, sur des sujets aussi sensibles, voire « électrosensibles » que le déploiement de la 5G, et qui l’amène à travailler avec les urbanistes : « au-delà de l’aspect sanitaire et anxiogène du sujet qu’il faut régler, se pose la question de l’implantation de nouvelles antennes-relais au cœur d’ilots urbains sans nuire au paysage et au voisinage ».

Réinvestir avant de construire : 8,5 % de logements sont vacants à Tours. C'est l'enjeu d'une ville économe. © Rue Boisdenier - Ville de Tours - V. Liorit

L'heure n'est plus à une ville de signes architecturaux visibles de loin mais aux conditions à poser d'élégance et d'harmonie - © Ville de Tours - V. Liorit

Un nouveau guichet pour accompagner vos projets

 

Lors du conseil municipal du 16 décembre, une convention de partenariat entre la Ville et le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) a été actée afin d’accompagner les particuliers dans leurs projets d’aménagement, de rénovation, d’agrandissement de leurs habitats ou de leurs jardins.

 

Les permanences avec les experts du CAUE 37 auront lieu de 9 h à 12 h 30 en mairie et sur rendez-vous au 02 47 21 67 23

L'élégance des petites victoires

 

Rien de poétique à reprendre un par un les permis de construire, mais Cathy Savourey met tout son cœur à l’ouvrage. Un exemple récent : « une construction en cours comporte un rez-de-chaussée, avec à l’étage une crèche. En soi, le projet avalisé est édifiant : des enfants sans lien à la terre au-dessus d’un rez-de-chaussée servant de parking... ». Profitant d’un permis modificatif, l’élue négocie la végétalisation de la toiture terrasse, « non pour mettre du vert pour du vert, mais obtenir une inertie énergétique permettant aux enfants d’avoir moins chaud » ; elle obtient aussi le remplacement des fenêtres PVC par des fenêtres bois ou alu, « parce qu’on ne sait pas recycler le PVC, et qu’en cas d’incendie, sa toxicité est forte, alors qu’on sait qu’en présence de tout-petits, l’évacuation est plus lente ».

 

Vers un urbanisme tactique

 

Les « Grands Projets » (30 à 40 chaque année) passent par le filtre de l’Atelier des Avant-Projets (en mairie), « ils sont importants et contribuent à la structuration de la ville demain,déclare Bertrand Rouzier, mais notre activité principale, c’est d’abord traiter plus de 200 permis de construire et 1 000 déclarations préalables par an. L’urbanisme tactique, c’est discuter et accompagner tous ces "petits" projets, pour les associer à la réorientation de l’urbanisme à plus grande échelle ».

Se loger demain

 

L’urbanisme doit savoir mieux appréhender les transformations dans la façon de travailler, accélérées par la crise économique et la Covid-19, et qui modifient la forme des logements de demain : le télétravail, impensable pour les entreprises il y a encore cinq ans, entre dans les mœurs. Mais comment travailler chez soi quand on dispose de 45 m2ou un T3 de 55 m2 ? Aussi, le départ des familles d’un certain niveau social et la reconfiguration des centres urbains ont accentué des phénomènes sociaux séduisants pour les uns et répulsifs pour les autres (densité urbaine, vie culturelle et étudiante, animations, bruit...). « Ces constats, précise Marie Quinton, adjointe au maire chargée du logement, obligent à répondre intelligemment à la demande toujours pressante de petits logements et à s’adapter à l’évolution des familles (monoparentales, recomposées...) ».

 

Pour freiner le départ de ces familles vers le périurbain, en raison aussi du prix de l’immobilier, plusieurs pistes se dessinent, comme « favoriser la mise sur le marché de grands logements à coûts maîtrisés (constructions, rénovations, lutte contre la vacance), garder un parc social attrayant». D’autres leviers, souligne-t-elle, permettent d’agir : les dispositifs d’accession à la propriété, aident à la primo-accession, le PSLA (accession sociale sécurisée) ou encore le bail réel solidaire. Enfin, il s’agit pour l’élue de « favoriser la mobilité résidentielle des personnes seules occupant de grands logements, de faciliter les passerelles entre les parcs, d’aider à la rénovation de logements vacants et d’améliorer le cadre de vie (végétalisation et commerces de proximité) ».

© Ville de Tours - V. Liorit

La ville des courts chemins

 

La « clé » d’un urbanisme durable n’est pas une affaire de marketing, mais, selon le maire, d’une réflexion sur la ville qu’il faut envisager dorénavant à hauteur de piéton, pour en corriger les faiblesses et en sublimer les forces.

 

« C’est la ville des courts chemins », résume Cathy Savourey, autrement dit, des quartiers à l’identité préservée, qui déplace aimablement une personne vers une place ou un autre lieu de centralité et donc de sociabilité ; des quartiers reliés entre eux par des voies de circulation douce et une végétation structurante.

Des quartiers dans lesquels n’importe qui, quels que soient ses revenus ou la composition de sa famille, doit pouvoir se loger, travailler, commercer, s’éduquer et se divertir, « où le frontage des rues, précise enfin Bertrand Rouzier, ne renvoie pas chacun chez soi, fenêtres fermées et jardins invisibles, séparés les uns des autres, par une voirie réservée à 80 % à la voiture ».

 

La feuille de route à partager

 

La volonté du maire de faire battre la ville au rythme de plusieurs « cœurs », reliés par des « artères » les moins polluées possible, nécessite d’avoir le sien bien accroché, une foi inébranlable en son projet, et de la souplesse dans la négociation pour l’appliquer, car si tant est qu’un habile serrurier puisse forger demain le passepartout débloquant tous les problèmes urbains, il se heurterait encore à des éléments extérieurs grippant le verrou, allant des comportements individuels à la nécessité, pour le promoteur privé, de rentabiliser son opération.

 

Entre cadre réglementaire (PLU) trop lâche et urgence à agir, l’équipe municipale mène un très gros travail de convergence des politiques urbaines, au sens large (de logement, de mobilités, d’urbanisme, etc.) pour gagner en efficacité et « réparer » la ville. Ce fut le sens donné au séminaire animé par l’ATU en fin d’année dernière, pour mettre en place un plan d’urbanisme écologique et solidaire (photo ci-dessous), à usage des promoteurs, architectes, etc. Prochainement, un guide de concertation et de co-construction sera mis à disposition des habitants, pour mieux les intégrer à la « fabrique de la ville ».

 

C’est à partir de ce tronc commun que vont s’embrancher les projets politiques des différents adjoints et conseillers municipaux. Certains agiront sur la forme urbaine (logement, mobilités, biodiversité en ville, etc.), d’autres en dépendront ou l’influenceront (commerce, culture, transition énergétique, etc.). Au contact des habitants (cf pages 36 à 39), tous leurs projets formeront l’arborescence d’une même ambition urbaine dont la feuille de route sera présentée ce début d’année aux partenaires institutionnels de la Ville ainsi qu’aux différents acteurs de la « fabrication urbaine » (architecte des bâtiments de France, aménageurs, architectes et promoteurs).

Séminaire de l'ATU © Ville de Tours - V. Liorit

Grands chantiers, grandes réflexions

 

« Repenser la ville de demain, ce n’est pas mettre la ville à l’arrêt, insiste le maire de Tours. Les projets qui étaient en cours ne feront pas l’objet de refus de permis de principe, nous ne sommes pas dogmatiques. Tout sera traité au cas par cas ».

 

Haut de la tranchée, Nouveau Plan de Rénovation Urbaine (Sanitas et Maryse-Bastié), ligne 2 du tramway, devenir de la zone industrielle du Menneton, îlot Vinci, autant d’épais, voire d’épineux, dossiers qu’il s’agit de conformer aux enjeux d’« une ville qui respire » (transition des mobilités, Plan Canopée, architecture durable) et de poursuivre si c’est le cas.

 

Ainsi, sur le site des Casernes Beaumont-Chauveau, le permis du centre chorégraphique a été délivré et deux projets suivent leurs cours : le laboratoire de biotechnologie et le projet mixte (commerces, résidences, bureaux) autour de la Maison de la Forêt, du Bois et des Matériaux biosourcés promouvant les constructions bois et l’utilisation de matériaux isolants biosourcés (paille, chanvre...). La requalification des Halles, objet hier de spéculations fantasques, abritera dans ses étages la future Cité de la Gastronomie, mais « rien, dans ce dossier comme dans d’autres, ne sera envisagé sans concertation », insiste le maire qui a rencontré les commerçants en fin d’année dernière.

Quid des "appel à projets innovants" ?

 

Sur Saint-Sauveur, le projet de mutation d’un ancien site industriel pour faire voisiner habitat collectif et pôle artisanal et culturel est maintenu mais doit réinterroger son intérêt aussi pour les habitants du quartier.

 

Au Sanitas, sur Marie-Curie, les discussions se poursuivent autour de trois immeubles d’habitats mixtes, avec jardins partagés et tiers lieu culturel, social et solidaire.

 

Sur les casernes, le Hangar Col (habitations et salle de quartier) fera l’objet de nouveaux ateliers avec les habitants.

 

La reconversion de la clinique de l’Ermitage en logements, avec restaurant sur le toit et exploitation viticole, nécessite une reprise de contact avec le CHRU.

 

Trois projets sont à revoir : celui de créer un « parlement de la Loire », pour sensibiliser aux questions environnementales, devra trouver un autre lieu d’accueil qu’autour de l’échangeur A10.

 

La reconversion du pavillon de Condé (casernes) en espaces de co-working, de culture et de bien-être sera repensée.

 

Enfin, le projet autour du parking-relais Jemmapes, est aujourd’hui à l’arrêt, dépendant du devenir du haut de la Tranchée.

Projets 2021

 

  • 1 - Déploiement d’une dizaine de kilomètres de voies cyclables sécurisées (connectées au tronçon Choiseul/Gare de Tours),
  • 2 - Mise en place d’infrastructures sécurisées pour le stationnement vélo,
  • 3-  Apaisement du secteur place du Grand marché-rue Bretonneau et du sud de l’avenue Grammont (grâce à la mobilisation du fonds de concours métropolitain),
  • 4 - Sécurisation des passages piétons aux abords des écoles ,
  • 5 - Lancement d’études et d’ateliers de concertation sur les projets connexes de la ligne B du tramway.

Vers une ville décarbonée

 

Le plan national « Mobilités Bas carbone 2040 », appliqué à Tours, vise à rattraperle retard pris depuis sept ans et, à l’horizon 2050, la décarbonation complète du secteur des transports. La Métropole, le Syndicat des mobilités et la Ville de Tours s’appliquent à mettre en cohérence les différents schémas de mobilité (dont le futur schéma cyclable), en lien avec la future ligne B du tram (végétale), et la montée en puissance des aménagements piétons et cyclables (40 km de voies structurantes vélo d’ici 2026).

future ligne du tram vegetale