Les arbres en ville mieux protégés

27/06/2022

Éléments essentiels de notre bien-être, les arbres sont plus que jamais de précieux alliés pour contrer les îlots de chaleur urbains, la pollution et l’érosion de la biodiversité.
Un nouveau barème d’aménité permet d’attribuer une valeur monétaire à un arbre du domaine public, en fonction de ses caractéristiques et des bienfaits qu’il apporte.

 

Objectif : face au dérèglement climatique préserver notre patrimoine arboré pour garantir la qualité de notre cadre de vie commun.

 

La Ville de Tours possède un patrimoine arboré urbain conséquent dans les parcs, jardins, cimetières, écoles, espaces de loisirs, les forêts de Larçay-les-Hâtes, Azay-Preuilly et les boisements urbains, auxquels s’ajoutent les arbres situés en accompagnement des voies, places, pistes cyclables, ronds-points, qui appartiennent à la Métropole.

Mais la cohabitation entre les arbres situés sur le domaine public et la vie urbaine est parfois délicate : ils font souvent l’objet de dégradations, volontaires ou non : vandalisme, travaux, accidents de la route, etc

Que signifie le « barème d’aménité » ?

Le terme d’aménité appliqué à l’environnement définit l’ensemble des éléments gratuitement offerts par la nature et agréables pour les habitants.

 

Concrètement, le barème d’aménité s’articule autour de deux volets : d’une part, il permet d’évaluer la valeur d’un arbre en fonction de ses dimensions, de son état, de son caractère remarquable et de tous les services qu’il rend : stockage du carbone, rafraîchissement, qualité de l’air, accueil de biodiversité, infiltration de l’eau pluviale, paysage… Outil de sensibilisation et de protection utilisé de manière préventive, ce barème s’applique d’autre part en cas de dégradation : il permet de quantifier le préjudice subi et de calculer le montant du dédommagement réclamé à l’auteur des dégâts.

Éviter, réduire, compenser

Ce fut le cas par exemple avenue Maginot en février dernier : un commerçant a fait abattre trois arbres pour dégager la vue sur son enseigne. En réparation du préjudice, il a dû verser à la Métropole la somme de 12 710 €, qui servira à replanter d’autres arbres sur le site ou ailleurs. À noter que la Ville s’applique le barème à elle-même dans le cadre de projets d’urbanisme qu’elle porte. Ainsi lors des travaux de construction d’un bâtiment sur le stade de la Chambrerie (lire p.15), elle s’est engagée à compenser l’abattage d’arbres par la végétalisation du parking paysager situé à proximité immédiate. Soixante à quatre-vingts arbres et arbustes d’essences locales et champêtres seront plantés en début d’année 2024.

Sur les propriétés privées aussi
Certains arbres situés sur des parcelles privées sont protégés au titre du Plan Local d’Urbanisme (PLU) car ils participent à la qualité paysagère de la ville. Il peut s’agir d’un arbre isolé remarquable, d’espace paysager, de coeur d’îlot ou de clôture. Concrètement, cela signifie qu’il est interdit d’abattre ou d’élaguer ces végétaux, même situés dans votre jardin, sans déclaration préalable auprès de la Mairie. Sur présentation d’un diagnostic phytosanitaire, une autorisation peut vous être accordée si l’arbre est malade ou vieillissant, ou s’il menace la sécurité des riverains. En cas de doute, n’hésitez pas à adresser un mail au service urbanisme : urba@ville-tours.fr

Pour en savoir plus consultez le règlement d’urbanisme sur le site de la Ville

3.1.2 Patrimoine végétal et paysager protégé au titre de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme